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Lia Moon au Centre François Rabelais à Changé

Lia Moon "Dans la musique, il n'y a pas de frontières"

Marc Stablo Avril
Marc Stablo Avril

L'artiste nomade Lia Moon sera au rendez-vous du festival Diverscènes, samedi 24 janvier au Centre François Rabelais à Changé. Avec son univers unique mêlant musique électronique et sonorités traditionnelles venues des quatre coins du monde, elle promet un voyage musical vibrant et cosmopolite

 

Votre style fusionne musique électronique et instruments traditionnels. Comment choisissez-vous les sonorités que vous voulez marier ?
Lia Moon : De façon très instinctive. J’ai toujours fait de la musique électronique et joué des instruments acoustiques, avec l’envie constante de les mélanger. J’ai également de nombreuses influences venues du monde entier. Depuis plusieurs années, j’ai développé une grande affinité pour la musique orientale, la musique chinoise ou encore la musique afro-caribéenne.


Comment trouvez-vous l’équilibre entre technologie et instruments acoustiques ?

J’ai toujours trouvé cela très naturel. Cela fait plus de 25 ans que je pratique ainsi, et j’ai l’impression que c’est seulement maintenant que cela devient à la mode !


Vous vous définissez comme une artiste nomade. Comment les voyages ont-ils façonné votre identité musicale ?
J’ai eu de véritables coups de cœur pour des paysages et des rencontres. J’ai été plongée dans des univers musicaux très différents, ce qui a enrichi, de façon inconsciente, mon vocabulaire. Mon premier voyage a eu lieu avec l’une de mes meilleures amies, en Guadeloupe. Cela m’a énormément touchée d’être en immersion là-bas. J’ai aussi passé un mois en Chine, une expérience très forte, puis à Cuba, où la musique est extraordinaire. Enfin, le Maroc m’a beaucoup marquée : j’ai adoré y voyager.

Si votre musique était un lieu, lequel serait-ce ?
Paris, car c’est une ville ultra cosmopolite. J’y ai rencontré des musiciens du monde entier, auprès desquels j’ai énormément appris.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer au festival Diverscènes ?
J’aime beaucoup aller au Mans, j’y connais des personnes très sympathiques. Et puis, la programmation axée sur le Maghreb est particulièrement intéressante. Je vais préparer un set de musique électronique mêlée à des sonorités orientales, maghrébines et marocaines. C’est un véritable challenge de jongler entre différents styles autour de ces influences !


Le festival met l’accent sur la diversité culturelle et le vivre-ensemble. Comment ces valeurs résonnent-elles avec votre démarche artistique ?

Dans la musique, il n’y a pas de frontières. J’ai grandi à Paris, une ville où le métissage est une immense richesse. Peu d’endroits dans le monde offrent une telle diversité. On apprend les uns des autres, grâce à nos différences.

Concert samedi 24 janvier

 

Centre Rabelais à Changé